Un model în pană

Cristian Pîrvulescu
Ziarul BURSA #Editorial / 15 octombrie 2012

Cristian Pîrvulescu

Fuga din ţară a lui Cristian Sima, broker şi fost director până mai săptămânile trecute al bursei de la Sibiu, aduce în dezbaterea publică de la noi - şi asta imediat după consumarea telenovelei privatizării combinatului Olt­chim - tema, până acum marginală, a riscului speculaţiilor financiare şi a goanei după banii uşori. Pentru Sima, ca pentru mulţi brokeri, totul se reduce la lăcomie. "Am profitat la maxim de lăcomia clienţilor mei", spune Sima într-una din scrisorile sale. Nu a făcut altceva decât să folosească regulile jocului. Capitalismul, cu etica profitului cu orice preţ pe care o promovează ca pe o religie civilă, mizează pe acest gen de "sentimente". Nu era rolul unui broker să schimbe sistemul, ci să profite de el. Dar asta nu ne împiedică să ne întrebăm, profitând de ocazie, dacă se poate construi o comunitate stabilă, bazată pe principii etice clare si împărtăşite de majoritatea membrilor săi - precum dreptatea socială şi egalitatea între oameni - pe privilegierea lăcomiei ca mecanism de progres social? Criza financiară, cu corolarul său de crize fără sfârşit, unele care o anticipau (criza alimentară, criza mediului sau a resurselor naturale), altele care i-au urmat (criza socială sau criza democraţiei), pune în discuţie - dincolo de încercările promotorilor "noii revoluţii neoconservatoare", de tip Tea Party, care s-au mobilizat de pe la mijlocul anului 2010 pentru a demonstra viabilitatea sistemului împotriva "pericolului" keynesian sau, şi mai rău, a "socialismului" lui Obama - problema modelului social pe care capitalismul, în forma sa actuală, îl propune. Cum poate funcţiona o societate a cărei bază morală, ins­pirată din creştinism - de la care se revendică majoritatea liderilor politici sau oamenilor de afaceri - în condiţiile celei mai mari inegalităţi? Contradicţia dintre egalitatea şi jus­tiţia socială ce sunt formal în centrul modelului social şi inegalitatea din ce în ce mai mare a devenit mărul discordiei.

Pornind de la constatarea că inegalităţile devin din ce în ce mai mari Joseph Stiglitz crede că "Nu putem să nu ne indignăm". În ultima sa carte, Preţul inegalităţilor, laureatul Premiului Nobel în economie afirmă că progresia inegalităţilor în ţara sa este în egală măsură un pericol pentru democraţie, dar şi pentru economie. Pe de altă parte Edward Conrad, care a lucrat cu Mitt Romney la Bain Captial (fondul de investiţii fondat de Romney în anii 80) şi este unul din marii finanţatori ai campaniei pentru alegerile din 6 noiembrie a candidatului republican, susţine că inegalităţile sunt cheia progresului economic. În cartea sa Unintended consequences : why everything you've been told about the economy is wrong (Consecinţe nedorite: de ce tot ceea ce s-a spus despre economie este greşit) Conrad militează fără complexe pentru o lume a inegalităţilor, în care miliardarii ieşiţi de sub presiune celor ce nu înţeleg "legile economiei" vor asigura prosperitatea tuturor. Şi asta pentru că inegalităţile crescute ar fi semnul sănătăţii economiei americane. Pentru Conrad, ca şi pentru prietenul său Romney, trăim în cea mai bună lume cu putinţă. De ce să ne mai mirăm atunci de comportamentul lui Cristian Sima care pare a fi unul dintre cei ce au înţeles cel mai bine mecanismul? Dar dacă modelul este în pană şi nu mai poate produce aparenta prosperitate, ce va urma?

Opinia Cititorului ( 1 )

  1. Et si les banques centrales, plutôt que de racheter bêtement des dettes aux états, donnaient de l’argent directement aux citoyens ? Cela peut paraître absurde au premier abord, mais les arguments économiques ne manquent pas pour justifier cette idée.

    Quels moyens d’action pour les banquiers centraux? 

    Par une coïncidence quasi-astrologique, la Banque Centrale Européenne, la Banque d’Angleterre et le Bureau de la réserve fédérale des Etats-Unis ont tous tenu leur réunion d’orientation cette semaine, juste après la publication mercredi des chiffres de l’industrie les plus bas depuis l’été 2009 pour l’Europe et l’Amérique. 

    Et alors que la zone euro et la Grande-Bretagne sont clairement retombées en récession profonde et que les Etats-Unis semblent au bord du gouffre, les banquiers centraux ont tous décidé de ne rien faire, du moins pour le moment. Ils ont tous réaffirmé leur inébranlable résolution à faire « tout ce qui sera nécessaire » pour empêcher un effondrement de l’euro, dans le cas de la BCE, ou, pour la Fed et la Banque d’Angleterre, pour réaliser l’objectif plus limité de la reprise économique. Mais quels moyens d’action reste-t-il aux banquiers centraux, au juste ? 

    Ils ont essentiellement deux options. Ils pourraient continuer sur la voie tracée par la Fed et la BoE (Bank of England) depuis fin 2008 : créer de l’argent neuf et s’en servir pour acheter des obligations d’état, une politique connue sous le nom d’assouplissement quantitatif (quantitative easing ou QE en anglais). Ou bien, ils pourraient aussi admettre que les politiques des trois dernières années n’ont pas marché, du moins pas assez bien…et essayer quelque chose d’autre. 

    Il y a, de l’aveu général, une troisième option : ne rien faire, en partant du principe que les organismes publics devraient cesser d’interférer avec l’économie privée et laisser les marchés financiers rétablir la prospérité économique et le plein emploi de leur propre chef. Cette troisième idée est basée sur la théorie économique qui veut que si les gouvernements et les banquiers centraux restent les bras croisés, les marchés financiers « efficients » et « rationnels » vont laisser l’économie capitaliste croître et automatiquement revenir à un équilibre de prospérité après quelques éventuels sursauts. Cette théorie, bien que toujours enseignée au plus haut niveau d’enseignement et gravée dans le marbre des modèles économiques, est pour le moins peu plausible, et c’est une litote, surtout après l’expérience de la décennie passée. Dans tous les cas, l’expérience montre que pour le gouvernement, ne rien faire en période de grande crise économique n’est pas une option dans les démocraties modernes. 

    Les banques, grandes gagnantes du quantitative easing 

    Donc, pour en revenir aux deux alternatives réalistes, les banquiers centraux et les financiers sont très largement en faveur de la première : continuer d’appliquer les politiques qui ont échoué. 

    Certes, dans la zone euro, le QE pourrait conserver une certaine utilité, puisque la BCE est le seul organisme qui peut garantir que l’Italie, l’Espagne et la France ne vont pas faire défaut de leur dette à la manière des Grecs ; mais la situation pour les Etats-Unis et la Grande-Bretagne est très différente. Les gouvernements de ces deux pays ont le contrôle de leurs propres monnaies et en conséquence n’ont à craindre aucun défaut de dette. Dans ce cas, quel pourrait donc être l’intérêt de plus de QE aux USA ou en Grande-Bretagne ? 

    Jusqu’ici 2 000 milliards de dollars ont été créés par la Fed et 375 milliards de livres par la Banque d’Angleterre. Mais où est passé tout cet argent neuf ? Il n’est certainement pas venu gonfler mon portefeuille ou mon compte en banque, ni le vôtre, à moins que par chance vous soyez trader d’obligations ou banquier. Car le fait est que tout cet argent neuf a été dépensé pour acheter des obligations. Le QE a donc gonflé les prix des obligations et boosté les profits des banques, mais n’a pas servi à grand chose d’autre. 

    Le seul bénéfice économique du quantitative easing a été d’aider les gouvernements à financer les énormes déficits causés par la récession sans avoir à augmenter les taxes, trancher dans les dépenses publiques, ou faire face à une banqueroute dans le style de la Grèce. Dans ce sens, le QE a certainement protégé les Etats-Unis et la Grande-Bretagne du pire, mais il a échoué à stimuler l’emploi ou la croissance économique. C’est exactement la situation dont le Japon fait l’expérience depuis 20 ans ; et, comme au Japon, des rounds supplémentaires de QE auraient à peine l’effet d’un anesthésique, perpétuant la stagnation mais décourageant des mesures de stimulation plus efficaces. 

    Et si on donnait l’argent aux gens ? 

    Parmi ces mesures, il en est une trop controversée pour qu’un décideur la mentionne publiquement, bien que certains l’aient déjà discutée en privé : au lieu de donner l’argent tout nouvellement créé aux traders d’obligations, les banques centrales pourraient le distribuer directement au public. Techniquement, de telles subventions pourraient être décrites comme des réductions de taxes ou des dividendes citoyens, et elles contribueraient aux déficits des gouvernements dans la comptabilité nationale. Mais ces déficits de comptabilité n’augmenteraient pas les fardeaux des dettes nationales, puisqu’ils seraient financés en générant de l’argent neuf, à un coût zéro pour le gouvernement ou les générations futures, au lieu de vendre des obligations d’état assorties d’intérêts. 

    Donner de l’argent sans contrepartie peut sembler trop beau pour être vrai ou bien complètement irresponsable, mais c’est exactement ce que la Fed et la Banque d’Angleterre ont fait pour les traders d’obligations et les banquiers depuis 2009. Orienter le QE vers le grand public ne serait pas seulement bien plus juste, mais aussi bien plus efficace. 

    Supposons que l’argent neuf créé depuis 2009, au lieu de soutenir les prix des obligations, ait simplement été ajouté aux comptes en banque de tous les foyers américains et britanniques. Aux USA, 2 000 milliards de QE auraient pu financer une subvention de 6 500 dollars pour chaque homme, femme et enfant, soit 26 000 dollars pour une famille de quatre. En Grande-Bretagne, cela équivaudrait à 6 000 livres par tête, soit 24 000 livres par famille. Même si seulement la moitié de l’argent nouvellement créé était distribué ainsi, ces sommes seraient largement suffisantes pour transformer les conditions économiques, que les gens recevant cette aubaine choisissent de la dépenser en consommant plus, ou bien de l’épargner pour réduire leur dette. 

    Distribuer de l’argent au grand public était la seule réponse aux récessions insolubles et aux trappes à liquidité qui réunissait Milton Friedman et John Maynard Keynes. Leur seule divergence était que Friedman proposait de larguer des liasses de billets depuis des hélicoptères (« helicopter drop« ) , alors que Keynes suggérait d’enterrer des billets d’une livre dans des coffres que les chômeurs pourraient déterrer. 

    Malheureusement, l’économie moderne, basée sur des hypothèses simplistes et trompeuses sur des marchés auto-stabilisateurs, a oublié les enseignements de ces fins observateurs des grandes crises économiques. Dans le monde moderne de la monnaie électronique, nous n’aurions même pas besoin des hélicoptères de Friedman ou des terrassiers de Keynes. Juste quelques lignes de code informatique…assaisonnée s d’un peu d’imagination et de courage de la part de nos banques centrales. 

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